Artisanat - Etude de l'Utica sur le secteur de l'orfèvrerie : Au nom de la compétitivité
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Ajouté le : 24/05/2009 00:16
Ajouté par : TunisieIndex
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L’étude recommande la réduction, entre autres, des impôts sur les pierres précieuses de 90%

L’étude élaborée par l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica) sur le secteur de l’orfèvrerie en Tunisie a recommandé des mesures pour en améliorer la compétitivité, entre autres, la réduction des taxes appliquées au secteur.

L’étude dont les résultats ont été présentés, jeudi, lors d’une journée d’études organisée à Tunis, a souligné la nécessité d’aligner les taux d’imposition appliqués au cours de l’or brut, estimés actuellement à 21%, sur ceux appliqués aux autres matières premières de l’artisanat et évalués à 6%.

Elle recommande également la réduction des impôts sur les pierres précieuses de 90%, actuellement à 20%.

Le President Zine El Abidine Ben Ali avait ordonné au cours d’un Conseil ministériel, tenu le 21 avril, la mise en place d’une stratégie de promotion du secteur reposant sur plusieurs axes relatifs au système fiscal, à l’approvisionnement en matières premières et l’identification d’un nouveau système de garantie de la qualité des produits en s’inspirant des systèmes modernes en la matière, tout en offrant la protection nécessaire au consommateur.

L’étude comparative avec trois pays, à savoir la Turquie, l’Italie et la Libye a relevé l’importance de la suppression du système des quantités limitées.

En effet, l’artisan ne peut obtenir que 200 grammes d’or brut par mois, une quantité qui, selon Mme Sonia Ben Mrad, directrice de l’étude, ne permet à l'artisan ni de produire les quantités demandées ni d’innover. Cela l’oblige à ne compter que sur l’or brisé et à renoncer à l’acquisition de l’or brut, ce qui se reflète notamment à travers la baisse des quantités distribuées par la Banque centrale de Tunisie (BCT) de 2.782 kg en 2001 à 595 kg en 2006.

L’étude a recommandé de prendre un ensemble de mesures et décisions pour promouvoir l’activité de l’orfèvrerie et en améliorer la qualité. Il s’agit notamment de faciliter l’utilisation en toute liberté par l’artisan de l’appareil de modelage et de renoncer aux poinçons de conformité et de calibrage pour ne maintenir que deux poinçons, à savoir celui mesurant le carat et le second dénommé poinçon de maître.

Un plan pour la modernisation du secteur

Mme Ben Mrad a fait remarquer que ces mesures sont à même de limiter la prolifération du commerce illégal de l’or et la concurrence déloyale et de contrer les différentes problématiques existant entre les ateliers traditionnels et modernes, d’une part, et entre les industriels et les commerçants, d’autre part.

La directrice de l’étude a mis en exergue l’importance de la conjugaison des efforts des différentes parties (Etat, secteur privé…) pour mettre en place un plan de modernisation du secteur de la bijouterie, soulignant que l’objectif principal est d’améliorer son rendement, de répondre aux besoins du marché intérieur et de conquérir les marchés extérieurs.

Elle a fait remarquer que la Tunisie dispose des compétences et moyens lui permettant d’être l’égale de pays tels que l’Italie et la Turquie respectivement premier et second exportateur d’or.

M. Hédi Jilani, président de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica) a présenté, à cette occasion, les larges perspectives qui s’offrent aujourd’hui au secteur de l’orfèvrerie tunisienne eu égard à l’esthétique et le professionalisme le caractérisant.

Il a ajouté que le secteur est appelé à mettre à profit l’afflux de 6 millions de touristes arrivant en Tunisie et devant s’élever à 10 millions, dont un nombre non négligeable de touristes à fort pouvoir d’achat.

Le président de la centrale patronale a fait savoir que le secteur souffre de carences limitant sa modernisation et sa contribution à la croissance de l’économie nationale, recommandant à tous les intervenants dans le secteur de traiter toutes les problématiques posées afin de trouver les solutions pratiques et de mettre en place les mécanismes susceptibles de promouvoir les différentes activités afin d’optimiser son concours à l’impulsion de l’investissement, l’emploi et l’exportation.

Source : La presse


  

Commentaires

 Posté par rsniper le 11/08/2011 04:45

Maintenant après la révolution les jeunes doivent exploiter leur liberté de pensée et leurs aptitude de créer pour enrichir ce domaine que malheureusement a subi beaucoup de contraintes avant.

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